Presse du 25 Janvier 2009
Patrick Daliguet a passé la main à Christophe Ramblière
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En attendant la fibre optique, qui ne sera pas disponible partout avant plusieurs années, certains habitants de la communauté de commune Braconne Charente sont en zone blanche pour l'internet à haut débit.
Pour pallier ce problème récurrent, une poignée de bénévoles ont décidé de créer une association qui a pour objectif de développer un réseau communautaire sans fil (wi-fi) citoyen et accessible à tous. Lors de leur dernière assemblée générale, samedi à Balzac, et après trois ans d'activité, les responsables ont dressé un bilan rassurant et très positif.
Au total, 220 foyers bénéficient actuellement d'une liaison internet à haut débit: 66 à Jauldes, 37 à Asnières, 33 à Vindelle, 82 à Brie, 2 à Champniers. Les communes de Balzac et Marsac n'ont pas de zone blanche.
Cette assemblée a aussi montré le travail permanent effectué par les 15 membres de l'équipe technique qui, chaque semaine, consacrent plusieurs heures de loisirs à assurer la maintenance et faire évoluer le réseau. Plus de 15.000 ? ont été investis chaque année dans la modernisation des installations et le remplacement du matériel obsolète. Dernièrement, le village de «Salzine» à Asnières et celui du «Querut» à Brie ont été équipés d'antennes de réception pour profiter enfin du haut débit.
Le bilan financier est positif, mais ne laisse aucune marge de manoeuvre en cas de grosse panne. Les abonnements représentent la principale source de financement. Les tarifs 2010 resteront identiques.
Malgré l'arrivée prochaine d'autres réseaux wifi installés par la société Alsatis pour le compte du conseil général pour desservir le même territoire, le conseil d'administration a décidé de poursuivre l'aventure et de maintenir ses installations, en attendant de voir les orientations prises par les collectivités sur le déploiement de la fibre optique dans leurs communes.
Guy Branchut, président de la CDC, et Didier Louis, pour le conseil général, ont tenu à féliciter et à encourager les bénévoles de l'association, qui ont effectué un travail remarquable pour permettre à la population de bénéficier des progrès technologiques.
Tradition oblige, la présidence change de commune chaque année. Après Vindelle, Asnières et Jauldes, c'est Brie qui assurera cette fonction. C'est donc Christophe Ramblière, par ailleurs membre de la CDC et initiateur de cette action citoyenne, qui prend les rênes de l'association.
24.01.2009

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Les chiffres montrent que les besoins sont très importants: 33.000 foyers charentais (sur 169.000 lignes téléphoniques) sont en «zone d'ombre», c'est-à-dire qu'ils bénéficient d'une connexion ADSL jugée trop lente. Parmi ces oubliés du net, 27.300 lignes sont en «zone grise», inférieure à 2 mégabits/s et 5.700 lignes, soit 3% des abonnés, sont carrément bloquées à l'âge de pierre de l'ère du numérique avec une connexion à 512 kilobits/s.
Le plan que lance le conseil général est ambitieux et Michel Boutant promet qu'il sera «opérationnel» en juin 2010. En seize mois, il s'agit de couvrir la totalité des «zones blanches» et 90% des «zones grises». L'effort financier est important en ces temps de disette avec un total de 7 millions d'euros dont 4,2 millions à la charge du conseil général. Le plus important, c'est qu'après un premier appel d'offres infructueux à la fin de l'été, un opérateur a été trouvé (une société toulousaine). Il ne reste plus qu'à valider ce choix, ce qui devrait être le cas lors d'une commission permanente le 13 février prochain, avant de lancer le vaste chantier.
33,50 euros par mois
La technologie retenue est celle du wifi et du wimax, deux techniques assez similaires de réseau informatique sans fil. Un moyen d'accès à haut débit par des ondes émises par des antennes. 228 sites vont être équipés partout dans le département: des châteaux d'eau, des bâtiments publics et des pylônes. «On a travaillé à un maillage très dense du territoire», souligne Jean-Luc Estournès, technicien en charge du dossier au Département qui a tenu à rassurer sur le problème de l'exposition aux rayonnements: «On sera en dessous du seuil préconisé par les associations les plus vigilantes sur le sujet.»
Le débit proposé sera de 4 mégabits/s. Le conseil général qui tenait à offrir des prestations équivalentes à celles que l'on trouve dans les grandes agglomérations a obtenu que l'abonnement comprenant téléphonie, télévision et internet soit limité à 33,50 euros. Pour les personnes intéressées, il suffira de s'équiper d'une antenne et d'un modem. Un équipement de réception qui devrait être pris en charge.
La nouvelle de ce plan de couverture numérique a réjoui jusque dans les rangs de l'opposition, Jean-Michel Bolvin admettant: «Vous avez pris la mesure de la fracture numérique.» Pourtant les élus de l'opposition se sont abstenus considérant que cet effort n'allait «pas assez loin» et par la voix de François Bonneau, le nouveau porte-parole: «Le bouquet de services attendu aujourd'hui, c'est du 5 mégabits/s. Il y a également urgence à installer de la fibre optique.»
CONSEIL GÉNÉRAL. Le Département investit 4,2 millions pour muscler le réseau internet. « C'est bien, mais cela reste bien timide », réplique l'opposition, qui rêvait de fibre optique
4,2 M? pour le haut débit
Longtemps, le socialiste Michel Boutant a refusé d'investir le moindre kopeck dans l'internet haut débit. « Le déploiement de l'ADSL sur tout notre territoire est-il un réel enjeu d'aménagement, au même titre que les routes ou les collèges ? » s'interrogeait-il, en novembre 2006.
Le temps est passé, la fracture numérique s'est creusée, et le président du Conseil général a changé d'avis.
L'an passé, Michel Boutant décidait de débourser 8 millions d'euros pour couvrir les zones d'ombre du département. Las ! Fin août, l'appel d'offres fut infructueux. De nouvelles négociations furent entamées et le choix s'est porté sur la société Alsatis, spécialiste des technologies sans fil wi-fi et wimax.
90 000 foyers concernés
Hier, lors du vote du budget 2009, les Conseillers généraux étaient invités à valider cette option. « Elle a le mérite d'être souple, évolutive et pas trop chère », a dit Jean-Pierre Denieul, qui présentait le dossier. Montant de la facture : 4,2 millions d'euros (dont seulement le quart sera réglé par le Département, qui sera aidé par l'Europe, l'État et la Région).
Objectif : couvrir, avant l'été 2010, pas moins de 90 % des zones grises, là où 90 000 des 169 000 foyers charentais ont un mal fou à se connecter. « L'usager devra fixer une antenne sur son toit mais l'opérateur s'engage à offrir l'installation », a précisé Jean-Pierre Denieul.
« C'est bien, mais cela reste bien timide. Vous manquez d'audace », ont répliqué Jean-Michel Bolvin et François Bonneau au nom du groupe d'opposition, qui s'est abstenu.
La minorité de droite rêvait d'investissement plus lourd. Elle demandait que les économies réalisées (on est passé de 8 à 4,2 M?) servent à dérouler quelques kilomètres de fibre optique. Niet, a répondu l'équipe Boutant.
